Le Manoir de Kercollec est un livre de Poche, collection « Plumes au bout des doigts ».


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Extraits du LIVRE poche "Le MANOIR DE KERCOLLEC"

Les extraits sont fréquemment changés, n'hésitez pas à visiter cette page régulièrement.

"La porte de la maison de Mari était ouverte, certainement Yvon, qui était déjà parti s’occuper des chevaux.
Les odeurs de café chaud et de pain grillé embaumaient la cuisine, ça c’était Yvon. C’était son habitude de descendre avant Mari pour lui préparer le petit déjeuner. Ca faisait plus de 40 ans qu’il faisait ça. C’est sûr, Mari avait choisi "le bon", comme elle lui disait souvent en plaisantant.
Une porte était grande ouverte sur la droite, laissant apparaitre un salon de cuir brun et une ancienne salle à manger de teinte sombre. Quelques grands cadres représentant des chevaux étaient suspendus, et une multitude de sujets bretons, de services à thé et autres fruitiers de faïence étaient posés sur un très long buffet.
Mari lui a fait signe d'avancer encore un peu, de prendre la porte sur la gauche, qui donnait sur la cuisine, qui devait certainement être la pièce à vivre de tous les jours, vu la chaleur qui s’en dégageait.
Tout en s’asseyant sur le banc adossé à la grande table de chêne noircie par la cire, la jeune fille a lancé un regard amical et un petit sourire vers Mari, en la remerciant. Elle réalisait combien elle avait faim, et qu’un solide déjeuner lui permettrait probablement de reprendre des forces et se remettre les esprits en place. Elle tournait la cuillère dans son bol de lait chaud, songeuse, en regardant par la fenêtre de la cuisine.
Au loin, les chevaux galopaient dans la pâture, Yvon les regardait, il venait certainement de les sortir des box, et ils se détendaient d'une manière fort joyeuse.
Sur la droite, un magnifique mimosa. Il était très grand et resplendissant, avec ses lourds rameaux de fleurs jaune soufre qui contrastaient fortement avec le feuillage vert clair.
C’était la saison, sa floraison annonçait le printemps.
Mari lui tournait le dos, elle était occupée à faire dorer le pain sur la plaque du vieux poêle, qui chauffait agréablement la pièce. [...]